Jacques Brel-Le plat pays
The Dubliners-The fields of Athenry
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Vangelis-Création du monde
Johnny Clegg-Scatterlings of Africa
Leon Giecco-Solo le Pido a Dios
Mercedes Sosa-Gracias a La Vida
Quilapayun-La muralla
Amalia Rodrigues-Estranha forma de vida
Mecano-El blues del esclavo
Alborada-Condor Pawan
Alborada-Imbadura Sumaq Quilla
Idir - Vava Nouva
Cesaria Evora-Saudade
Youssou N'Dour-Seven Seconds
Tracy Chapman-Talking About a revolution
Bruce Springsteen-Street of Philadelphia
Sting-Fields Of Gold
Mickel Laboa-Txoria Txori
I Muvrini et Polyphonies Corses
Alan Stivell-Tri Martolod

Impossible, comme impossible qu’il en soit encore ainsi Je viens déchirer le silence d’un système inacceptable Impossible, comme impossible de supporter l’infamie Je viens dénoncer avec force un monde détestable Je viens l’accuser pour tout ce qu’il fait et détruit Impossible, comme impossible présent du Meghalaya Qui ne sait pas où c’est ce qu’il est doit penser à faire route En sens inverse du temps jusqu’aux pieds de l’Himalaya D’ici nos enfants, leurs droits à l’amour et coûte que coûte A là-bas des enfants déchus soumis à remplacer les rats Impossible, comme impossible secret du Meghalaya Il faut lui opposer bien plus qu’un seul coup de semonce Quand tout est fait pour nier les pires choses qui soient Sachez des enfants misère contre misère pour réponse Argument des trafics pourris sous le règne de l’omerta Impossible, comme impossible sourire au Meghalaya Au Népal, au Bangladesh, sachez des enfants qu’on va soustraire Comme on les abuse pour ce qu’ils ne trouveront pas Le bout du voyage n’est que charbon et un siècle en arrière Sachez des enfants de sept ans à qui on meurt tout d’une fois Impossible, comme impossible lumière au Meghalaya Sachez le pire état de mineurs de milliers d’enfants esclaves Pensez que vous ne pourriez aller où ils vont sans avoir le choix Chaque jour qui ne l’est plus, ils sont braves mais que c’est grave Un charbon comme celui-là qu’on leur vole par raison d’Etat Impossible, comme impossible fierté du Meghalaya Tant que des peuples d’enfants savent trop comme on les ignore Tant qu’ils n’ont pas d’avenir comme si c’était partout comme ça Tant que des raisons obscures leur font tort encore et encore Tant que là ça pue la mort carbone au terminus des convois Impossible comme impossible justice au Meghalaya Sachez comme on souille des enfants, l’innocence sans défense A onze ans, personne à qui se plaindre, aucune issue à ça Il ne reste qu’à consentir le viol pour seul moyen d’existence N’imaginez que leur honte et leur bouche cousue du pourquoi Impossible comme impossible l’amour au Meghalaya Pour des milliers de gens que la pire pauvreté sépare Pensez comme elle se met partout et oblige à n’importe quoi N’importe quoi pour survivre, même d’une voie qui s’égare Pensez tant d’amours perdus et tant d’enfants qui n’en auront pas Impossible comme impossible mutisme et que je ne suis pas Fatalisme, indifférence font la plus fâcheuse habitude Qui a du cœur, qu’il lui impulse encore un sens au-delà Au-delà des larmes, et combattant toute passive attitude Il faut que ça change d’ici nos enfants à ceux du Meghalaya Il n’est qu’un seul langage à tenir pour tous les enfants du monde Ainsi soit-il demain partout du soleil vrai pour qui naîtra © Gil DEF - 24.10.2011
Publié par Gil à 09:23:16 dans MES PATRIES INNOMBRABLES | Commentaires (1) | Permaliens

On dit court notre parcours et du berceau au tombeau
Mais comme c’est long d’être un homme, chose précaire
D’un seul soir d’abeille morte au dernier rai de lumière
Et quand on sait demain, demain se plaint aux roseaux
L’homme est étroit, jambes longues, pareil aux échassiers
Mais différent de l’oiseau c’est l’évidence qu’il refuse
Ses pas font de grands écarts tant sa pensée est confuse
Elle est même à son ombre, morceau de nuit à traîner
L’homme est appris pour marcher, au tout premier combat
Sur la chaussée des géants, où l’on parle de miracles
Quand l’enfant lève le front, quand il franchit l’obstacle
Mais personne n’enseigne combien de fois il tombera
Pourtant il fait tout pour s’accaparer ce qui lui plait
Autour de lui, il s’y porte, par nécessité intuitive
A tout porter à la bouche, aux dangers de tout suivre
Le beau fruit, mais le poison, et l’inventaire incomplet
L’homme est avide de besoins qui le font prédisposé
A se transporter plus loin, à quitter l’enfant balançoire
La courte échelle au mur, les camarades de gloire
Il n’a nulle identité autre que celle voyagée
Il se fait exil, exode, en tous temps, et sans le choix
A s’allonger, démesurées, les jambes des distances,
Entre départ et arrivée, et même si toute chance
N’est qu’un rêve réduit, et un homme vieux déjà
L’homme est un jour qui chemine dans la poussière du temps
Le paradoxe, il se fait lent quand le temps s’accélère
Il renonce à une mère, qu’il met en terre de misère
Il recule, il prend froid où le dépassent des enfants
Longtemps il repasse des horizons dans ses yeux
Il cherche cet endroit, idéal par le rouge aux lèvres
L’eau puisée aux sources, les arbres et leur sève
L’air, le fruit qui ne manquent, les cercles des gens heureux
Mais l’homme se perd à mettre son idéal au-delà
De ce qu’il a de courage, de ce qui lève de terre
Il traverse des déserts, avec ses pensées amères
D’un conflit avec les dieux, d’un paradis qui n’est pas
L’homme se perd à s’étranger de son propre portrait
Un même que lui, pieds nus, un même que lui, dans la crasse
Un même que lui, en prison, en convois têtes basses
Mais ce qui me fait jour tient d’une larme qui l’admet
L’homme est contradictions du face à face avec ses peurs
Et sa pauvre science mais qui refuse ses limites
Et trop souvent il s’évite, si trop fort le cœur palpite
Prêt à prendre la fuite d’un affolement intérieur
Rien d’autre que le temps trop court qui le porte à la mort
Ne peut expliquer ses crises, et tant de dérobades
Ses suppliques, ses prières, ses vaines jérémiades
Jusqu'au mea culpa aux dieux pour négocier son sort
Mais il est celui qui ne renonce pas à être entier
Par le corps et la pensée, d’énergie et de matière
Sensible à ce qui l’entoure, d’énigmes, de mystères
Qui sait s’y ajouter, s’y faire sa propre beauté
Il est celui qui donne le beau geste utile à sa main
C’est celui de tout labeur rapporté aux terres futures
A la bouche des enfants où se trouve la mesure
De la faim, de la soif, et du sens de nos destins
Il est celui qui bâtit de cercles le vrai progrès
C’est celui au pied du mur, fil à plomb et équerre
Fort de géométrie et de son savoir faire
La maison tout autour d’une famille au complet
Il est celui qui s’instruit des choses en profondeur
A travers l’apparence, au-delà des impressions premières
C’est celui qui s’éloigne des attitudes guerrières
Des zones d’obscurité pour nous rendre meilleurs
Il est celui qui refuse l’homme comme pire animal
C’est celui qui le soigne repoussant son infortune
D’un accident, d’une maladie, de pensées sous l’enclume
Ou lui porte secours contre tout verdict fatal
Il est celui qui assume son rôle même ingrat
Même méprisé d’un si maigre prix pour sa peine
Qui est donc l’indigent au comptoir de la gêne
Si ce n’est ceux qui nous mettent au plus bas
Il est celui qui compte des talents par millions
Par l’addition, par la multiplication des preuves
Qui nous ont fait sortir des plus terribles épreuves
C’est chacun de nous si nous levons nos fronts
© Gil DEF - 27.04.2009
Publié par Gil à 15:54:25 dans VERS L'AGE MANDARINE | Commentaires (2) | Permaliens

Si j’ai bien des raisons de former des angoisses
Quand le monde est folie, des murs dans les esprits
Je ne sais comment faire avec la voix qui dit
Credo aux sentiments, rien d’autre qui prend place
Et jusqu’au bout que jamais ne vienne le jour
Que jamais ne vienne le jour
Me voilà, ma femme, tel lien que j’imagine
La réponse évidente à mille fois midi
L’élan et le zénith des forces d’utopie
Il m’en reste du cœur, du post-it mandarine
Et j’ai écrit que jamais ne vienne le jour
Que jamais ne vienne le jour
Si j’ai bien des raisons de craindre des défaites
Où les armes crachent la mort impunément
Je ne sais comment faire avec un vœu ardent
Credo pour des enfants, et pour des airs de fête
Assez, assez, que jamais ne vienne le jour
Que jamais ne vienne le jour
Me voilà, mon ami, tel bien que j’envisage
La clé des histoires à déborder nos yeux
Les planches de salut dans l’inattendu lieu
De pardon à l’extrême épreuve du courage
Et au-dessus que jamais ne vienne le jour
Que jamais ne vienne le jour
Si j’ai bien des raisons à de saines colères
Pour bousculer l’ordre établi et fatal
Je ne sais comment faire avec ce qui fait mal
Credo tel écorché et dernière prière
Mais qui dresse que jamais ne vienne le jour
Que jamais ne vienne le jour
Me voilà, êtres chers, tels liens que je résiste
Porte grande ouverte aux plus justes portraits
Pour base d’écriture à la vie sans regret
Au point non retour de nos visages tristes
Quand on se dit que jamais ne vienne le jour
Que jamais ne vienne le jour, dernier amour
Et j’en pleure ce que tout cœur fort exprime
Gardez-moi de l’espoir sur un mur de Jénine
© Gil DEF - 18.12.2010
- Mes Patries Innombrables -
Photo : Marie-Isabelle Saint-Clair
Publié par Gil à 18:00:15 dans MES PATRIES INNOMBRABLES | Commentaires (0) | Permaliens

Je n’ai jamais rompu avec mes vœux de paix
Ils sont mon expression d’utopie permanente
La paix je la voudrais à chaque enfant qui naît
Premier don au culte d’une vie qu’on présente
Et chaque nouvel an, je mets en joie tout nom
Je lui fais étrenne autour de sa maison
De ce qui fait substance à la poésie tendre
Inondée d’espérance et de vie pour surprendre
Je n’ai jamais perdu l’adresse, le sésame
Des vœux les plus profonds, c’est entre terre et ciel
La porte intemporelle où se retrouve l’âme
La quête sincère des soleils fraternels
Et chaque nouvel an, je prends des mots de laine
Pour annoncer les nids et les couvées prochaines
Pour tout protéger mieux des froideurs de l’hiver
Pour parler à souhait d’enfants aux pouces verts
Je n’ai jamais rendu mes vœux blancs de regrets
Comme de tradition mais toujours impossibles
Telle belle exigence contre tant l’imparfait
Tels des mots sans suite sans poursuite indicible
Et chaque nouvel an, je déborde en chamades
Du cœur plus ambitieux que tout bal d’ambassade
J’en appelle cent fois la fleur des jours heureux
Sur tous les chers portraits et dans l’iris des yeux
Je n’ai jamais tenu de vœux qui ne soient prêts
A des résolutions d’élan et d’importance
Tout autour de moi-même, puisque tout vœu complet
A tant besoin de faits, de corps de vraisemblance
Et chaque nouvel an, il m’importe chaque jour
Destiné à demain, de supposer l’amour
Plus fort et plus puissant, plus porté par la chance
L’art du rapprocher, la musique et la danse
Publié par Gil à 17:02:59 dans LA POESIE L'ART LA VIE | Commentaires (4) | Permaliens

Hommage à mon père, à tous les jardiniers, et à Julos Beaucarne
De mémoire de rose, le temps qui fait mourir
Ne pleure que la courte vie des jardiniers
On les connaît pourtant pour savoir patienter
Et tout abandonner aux roses à venir
Gardez vous un endroit où le temps fait la pause
Et qui vous fait chérir les plus simples choses
De mémoire de rose, on n’a jamais connu
De jardinier qui n’avait pas tendre regard
Qui n’avait pas en lui des idées d’arrosoir
Et pour sa jeunesse un cœur entier rendu
Gardez vous de ces pas qu’on presse et vous impose
Et qui vous empêchent la vie, prime cause
De mémoire de rose, nul mot ne peut servir
L’art des roseraies supposé sans retard
Aller à la fête des belles aux mouchoirs
Et des accordances à toujours s’y fleurir
Gardez vous cet émoi de tout ce qui propose
Et l’envie d’y rester, et l’autre pas qu’on ose
De mémoire de rose, on n’a jamais perdu
De clés de jardiniers, ils ne sont pas geôliers
Ils n’ont de gaieté que pour toute liberté
Et d’un jour en rosée à l’oiseau ingénu
Gardez vous cette loi du temps pris qui repose
Et le grand voyageur et son âge qui s’oppose
De mémoire de rose, on a fait plus souffrir
A dire combien fane une beauté sans fard
A faire tristesse de qui peut veiller tard
Et qui est jardinier noble à ne rien maudire
Gardez vous de la joie pour les métamorphoses
Et pour l’intemporel des floraisons de roses
De mémoire de rose, à l’heure de partir
Il fut tout jardinier qui n’eut rien à céder
Nulle propriété sauf qu’on est héritier
Du grand soin à porter à vivre et à mourir
Gardez vous de la foi comme mémoire des choses
Et comme rêves de soie et précepte des roses
© Gil DEF - N° 731 / 08.12.2010
Photo : POEMATA LYON 2006
Publié par Gil à 14:07:14 dans LE GRAND CHEMIN | Commentaires (0) | Permaliens
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