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    Je veux écrire une île

    Une île

    Une île pour toi et moi
    Nulle part et partout à la fois
    Une île pour nous
    Rien que pour nous

    Une île entre le ciel et l'eau
    Entre l'azur et l'indigo
    Sous le vol des oiseaux
    Qui planent toujours plus haut

    Une île dans l'océan de la vie
    Qui sourit le soleil et la pluie
    Le jour et la nuit
    Avec nos visages éblouis

    Une île comme un jardin qui rit
    Des fleurs et des fruits
    En parfums de paradis
    Avec nos regards sur l'infini

    Une île

    Une île qui flotte l'invisible
    Sur un horizon toujours paisible
    De bonheur indicible
    En quête d'inaccessible

    Une île qui largue les amarres
    Quand la nuit allume le phare
    Sur le merveilleux hasard
    D'un nouveau départ

    Une île qui sort les voiles
    Au souffle du vent tropical
    Qui claque la toile
    Et part suivre les étoiles

    Une île qui tient le cap plein sud
    Quand le vent est à la certitude
    Sur l'amplitude en latitude
    Et la plénitude en longitude

    Une île

    Une île d'étoiles filantes en feu
    Aux baisers de nos voeux
    Eternisant nous deux
    Sur une voie céleste bleue

    Une île à l'envie de voyages
    Quand la plage entend un coquillage
    Ecumer de beaux paysages
    Et mille et une nuits en partage

    Une île qui trouve une autre île
    Quand la vague est moins docile
    La terre moins fertile
    Et la dune trop fragile

    Une île qui trouve un trésor
    Quand la sève éblouit l'or
    Au sésame de ton corps
    Qui gémit encore si fort

    Une île

    Une île première nuit
    Qui jamais ne s'oublie
    Et revient en magie
    En présent en désir en envie

    Une île

    Une île en baisers Calypso
    En ondes de la peau
    Sur des soupirs en écho
    En courants chauds
    Sur un accord encore si haut

    Une île

    Une île pour toi et moi
    Nulle part et partout à la fois
    Une île pour l’amour
    Pour nous, pour toujours

    © Gil DEF. 19.03.2005
     


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    Dehors c'était déjà l'été
    Des milliers de baisers volés
    Dans les bois les sentiers
    Sur les plages ensoleillées

    Il habitait près de la mer
    Il avait les yeux clairs
    Pas de projets dans la tête
    Il était sur le net
    Elle habitait la forêt
    N'avait pas de jardin secret
    Positive dans la tête
    Elle était sur le net

    Pas tout à fait par hasard
    Ca y est c'est trop tard
    Un bonjour s'est écrit
    Connexion établie
    Banalités d'usage
    D'adultes très sages
    Elle sent il est gentil
    Il pense elle est jolie
    Ils remontent le temps
    Redeviennent des enfants
    Des bons points et des images
    Avec des propos bien sages
    Et puis des éclats de rire
    A n'en plus finir
    Pour mieux s'étourdir
    Elle pense il est malheureux
    Et lui il adore ses jeux

    Alors viennent les jolis mots
    Un grand champ de coquelicots
    Quels vers de poésie
    Qui font la vie jolie
    Et puis des flots de chanson
    De leurs coeurs à l'unisson
    Pour crier : non, ce n'est pas fini
    Nous, on aime la vie
    Et soudain le vertige d'un silence
    Qui retrouve la distance
    Oui, bien sûr, il est tard
    Il faut se dire au revoir
    Elle dit : je veux être ton amie
    Il dit : oui, j'aime la vie

    Alors ils battent des records
    Pour se dire au revoir encore
    Pour se dire tous deux
    Non, ce n'était pas un jeu
    Non, ce n'était pas un adieu.


    © Gil DEF. 13.07.2005
     


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    Train-train quotidien
    Six heures du matin
    Rêves éteints
    Sur la table un morceau de pain
    Un bol de café noir
    Vivement ce soir !

    Train-train quotidien
    Sept heures du matin
    Bruits du trafic
    Satanée mécanique
    Tristes nouvelles ... allez musique !

    Train-train quotidien
    Huit heures du matin
    Un peu de retard excusé
    Sourires pincés galère annoncée
    C'est comme ça, faut assumer

    Train-train quotidien
    Midi enfin ca fait du bien
    Premier resto du rapide
    Dans la tête un grand vide
    Une amie ... samedi, à la Pyramide ?

    Train-train quotidien
    Après midi de tout et de rien
    Rendez vous imprévus reportés
    Pause café on parle de l'été
    Soupir agenda plein pour demain

    Train-train quotidien
    Dix neuf heures peut être bien
    Bras chargés trouve plus les clés
    Facture, facture et relevés
    Divan télé de quoi déprimer

    Plus le courage ... allez plat réchauffé

    Vingt et une heures enfin
    Claviers caressés fenêtres allumées
    Planète éveillée rêves instantanés
    Plus envie de dormir
    Plus envie de repartir
    Ni demain ni après-demain
    Dans le train-train quotidien

    © Gil DEF - 02.11.2004
     


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    Et j'écris les mots bleus
    les larmes au bord des yeux
    des amants si heureux
    Aimer est si merveilleux



    Non, je ne savais pas que l'amour c'était ça
    Je ne l'attendais plus, ce bonheur inconnu
    Pourtant il est venu je l'ai vite reconnu
    Quel sentiment étrange s'étonne quand vient un ange !

    Non, je ne savais pas que l'amour c'était ça
    Je ne pouvais le croire, j'ai eu peur de l'espoir
    De l'aveugle qui veut voir, même la nuit dans le noir
    Quel sentiment étrange qui pleure quand parle un ange !

    Non, je ne savais pas que l'amour c'était ça
    J'ai oublié l'hiver, le printemps est si vert
    L'eau de ton âme si claire a fleuri le désert
    Quel sentiment étrange qui vole quand rêve un ange !

    Non, je ne savais pas que l'amour c'était ça
    Pour le premier je t'aime l'amour est diadème
    Sur l'alarme d'une reine en fleurs de sacre suprême
    Quel sentiment étrange touche au cœur pur d'un ange !

    Non, je ne savais pas que l'amour c'était ça
    Quand les mots ont osé, l'écho a soupiré
    Les baisers déposés sur l'épaule dénudée
    Quel sentiment étrange frissonne la rose, mon ange !

    Non, je ne savais pas que l'amour c'était ça
    Et le destin se dit, les jours, ce jour, une nuit
    Et la distance s'oublie, se rappelle, nous unit
    Quel sentiment étrange ferme nos paupières, mon ange !

    Non, je ne savais pas que l'amour c'était ça
    Toi, moi, nous, toujours nous, nos silences, rien que nous
    Et une danse joue contre joue, tout sourit à nous, tout
    Que le bleu est orange dans ton miroir, mon ange !

    Non, je ne savais pas que l'amour c'était ça
    Aujourd'hui est demain, un chemin pour deux mains
    Un bonjour du matin une maison un jardin

    Que le bleu est orange dans ton parfum, mon ange !

    Non, je ne savais pas que l'amour c'était ça
    Le vent d'une île attend les ailes de l'oiseau blanc
    Le lilas du printemps fleurira cet instant
    Que le bleu est orange dans tes désirs, mon ange !

    Non, je ne savais pas que l'amour c'était ça
    Et j'écris les mots bleus les larmes au bord des yeux
    Des amants si heureux aimer est merveilleux
    Que le bleu est orange ! C'est notre amour, mon ange !


    © Gil DEF. 03.04.2005 
     


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