C’est l’été, et enfin, les champs de blé sont mûrs
Dans nos pas, dans nos mains, je trouve l’ouverture
A simplement penser, je voudrais tant qu’il dure
Ce temps à m’enchanter, et de ça je suis sûr
Je ne sais pas pourquoi ma voix parfois se tait
Je respire, mon cœur bat, je vis de nos secrets
Tel un oiseau planant un ciel, un vent, distrait
Et mes rires d’enfant effacent les regrets
C’est l’été, et enfin, les champs de blé sont mûrs
Mes souvenirs lointains révisent leurs murmures
A mes jeunes années je dédie cet azur
Ces baisers retrouvés libérant le futur
Je ne sais pas comment sans raison vient ma peur
Je n’y peux rien vraiment parfois mes yeux pleurent
Si l’orage est lointain, tant de pensées m’effleurent
Jusqu’à l’idée qui craint, il peut fuir le bonheur
Près de toi, par ta main, tout me plaît, me rassure
La moisson certaine les chants de la nature
Notre amour nous mène dans sa belle aventure
C’est l’été et enfin, les champs de blé sont mûrs
© Gil DEF. 05.07.2007