Leurs mots passant, chantant, discourant dans le pré vert
Epaulent fort les espoirs des cœurs mal armés
Si beaux de l’air du temps, de triolets, de clés
Brèves, syncopées de vie en son et lumière
Et à la fontaine où on boit l’eau des vers
Assoiffé et ému c’est là qu’on revit l’ondée
Un jour qui déborde de sève, d’eau imagée
Xylophone d’airain beau à charmer les enfers
Pardonnez parfois leur art à gondole fourbue
On sera clément pour le courroux sot la bévue
Et si les travers les nœuds l’amarrent aux thèmes
Tel l’oiseau qui vole tergiverse, sans proie,
Et de ronds s’arme, le poète est en carême
Sa main d’effets s’agrippe à l’aube ignée, sans droit
© Gil DEF. 22.06.2007