Poètes, ils le sont, confiant leurs émotions
Oppressés de questions, délivrant leurs réponses
Empressés par raison aux grands coups de semonce
Tant que leur horizon se ferme aux illusions
Innocents baladins ils suivent vos chemins
Qui ne mènent à rien sans leurs mots pleins d’espoir
Utile comme un lien leur poésie est soir
Et aussi un matin comme histoire sans fin
Métronomes des sons sublimant des images
Elle devient la leçon apprenant le bonheur
Nid d’amour déraison fruits sucrés primeurs
Triolets d’évasion d’oiseaux sortis des cages
Villon s’est dépendu de couplets éperdus
On les a tant battus les poètes, maudits
Tant l’humain a déplu aux bourreaux sans merci
Rêver, c’est défendu aux cœurs secs, sans issue
Elle ne s’est pas perdue, la poésie à nu
© Gil DEF. 08.08.2007