A en croire les banquiers, nous sommes dérisoires
Braves gens, circulez, il n'y a rien à voir
N'attendez rien de ceux qui plaident non coupables
Allez sécher vos larmes dans leurs mouchoirs jetables
Si ça ressemble à 29, si c'est le grand bazar
Ne vous inquiétez pas, ce n'est que provisoire
Voilà comme ils nous parlent tous ces gens respectables
Partisans complices de trafics détestables
Serviteurs de systèmes à nous servir l'histoire
De deux ou trois lampistes accusés sans retard
Du toujours des riches, toujours des misérables
Après tout le Jésus est né dans une étable
A en croire ces croupiers des jeux du capital
Braves gens, circulez, tout ça reste normal
N'attendez rien de ceux qui font gagner les riches
N'allez pas vous fâcher sur le luxe qui s'affiche
Si certains ont du fric, ce n'est pas un scandale
Pour le bien mal acquis, qu'importe la morale
Voilà comme ils nous parlent, et comment ils trichent
Braves gens, circulez, retournez à vos niches
Ils nous voient comme chiens courir après leur balle
Pendant qu'eux bons maîtres font l'argent des timbales
Tant que les enragés seront connus par fiches
Leurs vanités cossues vivront de l'or fétiche
A en croire ces sorciers de la haute finance
Braves gens, circulez, il n'y a pas urgence
N'attendez rien de ceux qui font disparaître
Le comment des fortunes impossibles à soumettre
Au crible des reproches de grande délinquance
De délits en tous genres, à nier nos souffrances
Voilà comme ils amassent menacent malhonnêtes
Braves gens, circulez, et payez les dettes
N'attendez rien de ceux qui faussent les balances
Nous laissent à nos ruines à l'absence de chance
Quand on prend nos maisons, quand des usines s'arrêtent
A se décourager de demeurer honnête
A en croire les banquiers, nous sommes dérisoires
Braves gens, circulez, il n'y a rien à voir
N'attendez personne pour rétablir le mal
A nous monde d'en-bas comme on le dit banal
Par l'affront, la combine à leurs vilains regards
Ils nous laissent le pire dans leurs sales histoires
© Gil DEF. 07.10.2007