Je n’ai jamais rompu avec mes vœux de paix
Ils sont mon expression d’utopie permanente
La paix je la voudrais à chaque enfant qui naît
Premier don au culte d’une vie qu’on présente
Et chaque nouvel an, je mets en joie tout nom
Je lui fais étrenne autour de sa maison
De ce qui fait substance à la poésie tendre
Inondée d’espérance et de vie pour surprendre
Je n’ai jamais perdu l’adresse, le sésame
Des vœux les plus profonds, c’est entre terre et ciel
La porte intemporelle où se retrouve l’âme
La quête sincère des soleils fraternels
Et chaque nouvel an, je prends des mots de laine
Pour annoncer les nids et les couvées prochaines
Pour tout protéger mieux des froideurs de l’hiver
Pour parler à souhait d’enfants aux pouces verts
Je n’ai jamais rendu mes vœux blancs de regrets
Comme de tradition mais toujours impossibles
Telle belle exigence contre tant l’imparfait
Tels des mots sans suite sans poursuite indicible
Et chaque nouvel an, je déborde en chamades
Du cœur plus ambitieux que tout bal d’ambassade
J’en appelle cent fois la fleur des jours heureux
Sur tous les chers portraits et dans l’iris des yeux
Je n’ai jamais tenu de vœux qui ne soient prêts
A des résolutions d’élan et d’importance
Tout autour de moi-même, puisque tout vœu complet
A tant besoin de faits, de corps de vraisemblance
Et chaque nouvel an, il m’importe chaque jour
Destiné à demain, de supposer l’amour
Plus fort et plus puissant, plus porté par la chance
L’art du rapprocher, la musique et la danse
© Gil DEF - 02.01.2011
Photo : Marie-Isabelle Saint-Clair