Si un temps s’obligeait, je n’écrirais qu’en mai
Peut être du talent de la sève à mes lèvres
Peut être du printemps du sacre de mes rêves
Avec le seul souhait, faire ce qu’il me plait
Mai joue de ses secrets pour tirer des portraits
Tant les prés se font verts, tant les blés tendres lèvent
Tant ses yeux sont ouverts, tant de fois visées brèves
Sur ma vie, je promets, jamais ne compterai
Mai me fait la jeunesse, un désir qui s’empresse,
Il donne à la tresse de mes pensées maîtresses
L’envie de déraison des nouveaux horizons
Les liens invisibles aux amours indicibles
L’absolue instance de la révolution
En avant des cibles, rien n’est chose impossible
© Gil DEF. 19.05.2009