Et me voilà écrivant des choses étranges
Te parlant de notre amour comme d’un big-bang
Comme d’un ciel où le bleu se mêle à l’orange
Comme d’une espérance qui se croyait exsangue
Comme un rêve éveillé du fleuve Yang Tsé Kiang
Je ne sais pas t’expliquer tout ce qui change
Je ne sais rien des forces du yin et du yang
Je fais ce curieux voyage où se mélangent
D’anciens rivages et des rêves qui tanguent
Il n’est pas tranquille le cours du Yang Tsé Kiang
Rassure toi rien de cela ne me dérange
C’est une joie de parler dans une autre langue
Loin des sentiers battus d’un parcours où tout s’arrange
D’une passion inattendue encore dans sa gangue
Combien est fertile le lit du Yang Tsé Kiang
J’ai gardé foi en l’amour j’en fais les louanges
En poésie au métronome en bing et bang
Avec toi, déjà, je sais tout ce qu’il engrange
Qu’il éveille les rêves comme le Yang Tsé Kiang
Qu’il donne et pour longtemps comme le Yang Tsé Kiang
© Gil DEF. 20.07.2006